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Kalarippayat

Né il y a 3000 ans au Kérala en Inde du Sud, le Kalarippayat est l'ancêtre des arts martiaux.

Kalari signifie "espace creusé dans la terre" et Payat "art de combat". Le Kalari (endroit où est donné l'enseignement) était aussi sacré qu'un lieu de prières, c'est l'équivalent du "Dojo" Japonais. Le maître est appelé "Gurrukal".

Un entraînement traditionnel

En Inde, la préparation du corps commence par des massages ayur-védiques.

Après les salutations d'usage commence la pratique du Kalaripayatt proprement dite, l'entraînement commence par des lancés de jambes : on lançe les jambes l’une après l’autre selon un système de balancier. Cet exercice sert à assouplir le corps et tient lieu aussi d’échauffement.

On pratique ensuite des enchaînements, combinaison de frappes, sauts et déplacements appelés meypayatt (" exercices du corps "). Un autre enchaînement de postures inspirées des animaux se nomme ajta vadivu.

Le travail des armes suit : bâtons longs et courts, couteaux et dagues (le kattaram, qui se tient comme un " poing américain ", la lame dans le prolongement de l’avant-bras), puis enfin le sabre et le bouclier ou la lance.

kalarippayat

kalarippayat

   

film kalarippayat

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Maître Shyne Tharappel Thankappan

Votre professeur :

Maître Shyne Tharappel Thankappan

Gurrukal

Une dimension spirituelle certaine

Aujourd’hui, la destination guerrière de cet art ancestral n’a plus lieu d'être, mais, comme dans les 'do" japonais, la pratique est devenu une méthode de contrôle de soi et d’accomplissement personnel ; c’est aussi une méthode de bien être. Le Kalaripayatt conserve une dimension spirituelle certaine.

Le Kalaripayatt dépasse largement l'apprentissage d'une méthode d’autodéfense, il implique une hygiène de vie, un engagement du corps et de l’esprit. Rendre le corps plus souple, tonifier les muscles et développer l’énergie interne afin de rendre l’esprit plus fort sont les buts de la pratique.

Une connaissance aiguë du corps humain

Suite à cette formation, à la connaissance et maîtrise des nombreux enchaînements et " combats " codifiés (l'improvisation n'est pas vraiment possible avec ces techniques prévues pour tuer), l’élève apprend à " toucher " les points sensibles du corps ; il aborde alors la partie médicinale du Kalaripayatt et apprend à son tour à masser, voire à soigner.

 

 
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